Langkawi 🇫🇷

De Penang, nous prenons le bateau pour Langkawi, une île située au nord-ouest de la Malaisie.

La traversée dura 3 heures mais parue beaucoup plus longue. Nous avons surnommé le bateau rapide que nous avons pris, le « Kotzboat ». Kotzen est le verbe « vomir » en allemand. La mer était très très agitée ce jour-là. Au bout de seulement 30 minutes se levaient déjà les premiers passagers pour arracher des sacs plastiques suspendus au plafond. Certains ont même commencé à lever la main pour en saisir mais ont dû vite la redescendre pour se reconcentrer sur leur malaise et éviter le pire face au grand public. Les sacs ont rencontré un succès fou si bien que les stocks se sont vite épuises et ainsi les voyageurs ont continué à vomir un peu partout dans le bateau. Bref, les bruits et odeurs liés au mal de mer n’ont pas rendu le voyage très agréable.

L’arrivée fut un grand soulagement pour tous. Un chauffeur, réservé grâce à une application, nous amena à notre hostel. À notre arrivée, la propriétaire de l’hostel nous dit ne pas avoir reçu de réservation. Elle nous explique ne pas pas pouvoir nous garder. Nous lui disons que la chambre est déjà réservée et payée depuis 6 mois et qu’il va bien falloir qu’elle nous trouve une solution. C’est alors qu’elle décida de nous payer une chambre dans un hôtel voisin plus onéreux que le sien, le temps qu’une chambre se libère dans son établissement.

Le jour où nous sommes censés remettre les pieds dans l’hostel, nous nous apercevons que notre chambre n’a pas été nettoyée. Serviettes et draps sont au sol. Nous devons alors patienter encore un peu. En résumé, l’organisation de cet établissement laisse à désirer. Par la suite, nous avons eu la visite d’une grenouille qui est passée par un trou dans le mur de la salle de bain. En l’éclairant à la lampe torche, nous avons pu l’aveugler un court instant et l’attraper pour la rejeter dehors. J’évite de mentionner la fenêtre cassée, les murs criant à la rénovation et les draps troués tel un morceau de gruyère. Non, je retiendrai seulement la très bonne localisation de cet établissement.

À seulement quelques pas de là, une rue commerçante longe une très belle et grande plage de sable fin, Cenang Beach. Les couchers de soleil y sont magnifiques et l’atmosphère qui y règne à ces moments-là est juste unique. Malgré l’obscurité, certains continuent de faire du parachute ascensionnel (tiré par un bateau), d’autres préfèrent cracher du feu sur la plage, tout ça avec un petit arrière son de reggae joué dans un bar à proximité. Excellentes conditions pour honorer la fin d’une journée.

Langkawi est aussi le premier endroit où nous avons conduit à gauche. L’île étant grande et pleine de choses à voir, nous avons loué un scooter. Même si ce n’est pas un engin très compliqué à conduire, je dois reconnaître qu’au début, il faut rester assez concentré à l’approche des carrefours pour éviter toute erreur. Il faut un peu de temps pour s’y habituer.

Les routes sont très simples et de bonne qualité. Il y a toujours une seule file par direction. Beaucoup d’entre-elles traversent des jungles. Ainsi, il n’est pas rare de croiser des groupes de singes lors de nos déplacements. Ça change des chiens et chats.

Nous sommes allés aux Mangroves. Il était possible de les découvrir en bateau ou en canoë. Nous avons choisi l’option la plus sportive. Avant de partir, notre guide nous averti de la présence de nombreux serpents. C’est pour cette raison qu’il nous déconseille de passer sous les arbres et de faire bien attention à ce qu’ils ne montent pas à bord de notre canoë. Je rigole un peu en entendant cela mais il m’affirme être très sérieux. 😅 Je déteste les serpents… 10 minutes plus tard sur le canoë kayak, je sens quelque chose me toucher le bas du dos, je sursaute un « peu Â». Ce n’était que l’attache de mon gilet de sauvetage qui n’était pas attachée et se baladait. Ouuuf !

Les personnes avec lesquelles nous étions n’avaient encore jamais fait de canoë kayak. Ainsi, nous étions souvent éparpillés mais le guide n’en avait que peu faire. À eux de suivre. D’ailleurs on a bien failli perdre une famille de chinois qui se sont laissés prendre par un léger courant et ne parvenait pas à ramer suffisamment fort et ensemble pour revenir. Il fallait voir l’équipe… Chacun ramait comme il le pouvait, et remettre le kayak dans la bonne direction était tout sauf facile. Sinon, faire des slaloms avec le kayak entre les arbres a été également plutôt sympa, même si ça n’a pas été le cas pour tous…

La bonne nouvelle de la journée est que nous n’avons vu aucun serpent mais de nombreux aigles venus pêcher ainsi que des chauves-souris dans une cave. D’ailleurs, le saviez-vous? Les chauves-souris mâles restent suspendues au plafond à l’aide d’une patte tandis que les femelles utilisent les deux puisqu’elles sont souvent avec leur petit et donc plus lourdes.

Nous avons également vu quelques cascades très jolies.

Le meilleur endroit que nous ayons trouvé pour bien manger et à petit prix était en retrait du centre ville où de nombreux stands de street foods proposaient leurs produits. Ça allait des marchands de fruits et jus frais aux stands de charcuterie et burgers. Nous y avons très bien bu et mangé et en avons profité pour essayer le fameux durian (fruit local). On avait eu plusieurs occasions d’en goûter au Laos et au Cambodge mais sans succès. Dans de nombreux hostels, ce fruit était d’ailleurs interdit à cause de l’odeur forte qu’il dégage. C’est incroyable comme ça peut sentir fort et mauvais. Un cambodgien nous avait dit à ce sujet que ce fruit sent comme l’enfer mais a le goût du paradis. Allez, on va voir ça par nous-mêmes. Le fruit est jaune à l’intérieur. Carola essaye la première et ne semble pas franchement enthousiaste même si elle ne peut pas dire que c’est mauvais. Elle est normalement moins difficile que moi. À mon tour, je trouve ça horrible. Un petit morceau m’a suffit.

Mis à part cela, nous sommes aussi allés au Skybridge, un pont suspendu à 700 mètres au-dessus du vide et long de 125 mètres. Arrivés de bon matin, nous avons pris un téléphérique et sommes montés jusqu’à la première “station”. Les derniers mètres de notre montée se sont fait dans les nuages. Nous savions que nous étions déjà très haut au-dessus du vide mais ne pouvions plus rien voir. Les portes s’ouvrent et nous ne voyons pas beaucoup mieux. Nous arrivons tout de même à gagner la terrasse et sa supposée vue imprenable, mais là encore une fois, il n’y a rien à voir.

Allez, on garde le sourire et on part se prendre un petit déjeuner ! Celui-ci dura une petite heure (non pas du fait de sa grande quantité mais des chaises bien accueillantes). Pendant ce temps, les nuages se dissipèrent et le soleil se présenta à nouveau à nous.

Nous avons alors continué notre ascension et sommes allés sur ce fameux pont suspendu, le Skybridge. Ah, là tout de suite c’est beaucoup mieux pour les photos !

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