Nos premiers pas au Cambodge 🇫🇷

Nous quittons de bon matin Don Det, roulons une bonne heure et nous arrêtons à la frontière Lao-cambodgienne. Les autorités laotiennes s’assurent que nous ne sommes pas restés plus d’un mois sur leur territoire, et nous laissent ensuite marcher un bon kilomètre jusqu’aux autorités cambodgiennes avec tous nos sacs à porter et le soleil comme compagnon. Nous pourrions déjà reprendre une douche 😅.

Les cambodgiens relèvent nos empreintes, nous prennent en photo et nous font payer 70$ pour les visas. Et voilà, après trois quarts d’heure passés à la frontière, nous sommes enfin légalement au Cambodge !

Nous apercevons un bus et montons dedans pour rejoindre Siem Reap, la capitale du pays. 6h de route nous attendent. Sur le chemin, nous nous apercevons que le chauffeur a le pied un peu lourd sur l’accélérateur. Il a une conduite assez agressive pour un chauffeur de bus et n’aperçoit les nids de poules et autres défauts de la route que quelques mètres plus tôt. Nous avons donc droit à quelques coups de frein d’urgence et sommes plutôt secoués. Quelques soupirs sont entendus parmi les passagers. Certains sacs tombent de temps en temps, ça met un peu d’animation.

Bien évidemment, il n’y a pas d’autoroute ici, tout comme au Laos. Les routes empruntées n’ont qu’une seule voie pour chaque direction. Notre chauffeur cherche à doubler quasiment tout le monde et le notifie à chaque occasion avec un coup de klaxon. Pour ceux qui comptaient dormir un peu pendant le voyage, je pense que c’est raté.

Bref, nous arrivons entiers mais nous en avons vraiment marre d’être restés assis aussi longtemps. Il faut qu’on se bouge ! Nous laissons alors nos affaires dans notre chambre à l’hostel et repartons aussitôt pour le marché de la ville. Nous nous promenons entre les différents stands proposant principalement du prêt-à-porter, des chapeaux, et de la nourriture. À quasi chaque stand, nous sommes interpellés par les commerciaux avec toujours le même type de phrase : « Lady/Sir are you looking for something? Come have a look, I make good price ». Et même si le concurrent d’à côté a déjà vu que nous avons refusé l’invitation du stand précédent, il ou elle va nous dire exactement la même chose en s’avançant vers nous ! On a vraiment l’impression d’être des portefeuilles sur pattes, et nous avons également le sentiment que si nous ne leur donnons pas un peu d’intérêt ou n’achetons rien, alors s’ensuivent parfois quelques jurons qu’ils ou elles prononcent dans leur barbe et leur langue.

Ça nous change du Laos ! Les gens d’ici nous énervent déjà un peu. Mais peut-on tirer une conclusion seulement après avoir observé leur comportement agressif sur la route et les quelques gens rencontrés dans la capitale ? Bien évidement non. Tout comme on ne peut pas juger les français qu’en se référant aux parisiens…

À un stand, une jeune femme nous invite à essayer des tee-shirts de sport auxquels nous nous intéressons. Oui, nous en avons marre d’avoir que 5 tee-shirts chacun puisque bien des fois nous avons du mal à avoir du change propre !! Tant pis pour le poids en plus dans les sacs…

Son prix de départ est 20$ par tee-shirt. C’est beaucoup trop cher bien sûr mais ils tentent toujours avec l’espoir de dénicher un bon pigeon. J’arrive à trouver un terrain d’entente pour 4$ l’unité. Carola et moi sommes alors tentés d’en prendre 7 à nous deux après en avoir essayé autant. Je demande alors à la jeune femme un geste supplémentaire en raison de la taille importante de notre commande. Et là surprise, elle s’offusque et réagit quelque peu agressivement. Je reste avec le sourire et lui demande si elle est bien sûre de ne pas vouloir faire un dernier geste. This is my last price me dit-elle !! Dans ce cas-là, c’est très bien. Nous lui avons laissé tout ranger et sommes partis en face chez la concurrence où nous avons trouvé les mêmes articles et à un meilleur prix après négociations. En restant sur le même prix, nous les lui aurions tout de même achetés si elle n’avait pas eu cette réaction surprenante mais nous ne lui en voulons pas.

Un petit creux, c’est le moment de goûter à la cuisine cambodgienne. Nous entrons dans un restaurant qui nous paraît plutôt correct. Nous y mangeons très bien malgré le fait que quelques plats sont un peu plus épicés qu’il ne le faudrait pour nous, mais ça c’est normal. En effet, en Asie du Sud-Est, la cuisine est extrêmement épicée (pour nous occidentaux). Les épices font le goût d’un plat pour les asiatiques. Si ce n’est pas épicé, ce n’est pas bon et ça ne vaut rien…Au moment de payer l’addition, nous remarquons que cette dernière fait l’objet d’une réduction de 50% ! Hein !? Il y avait bien des affiches à l’extérieur concernant cette promotion mais nous pensions qu’elles concernaient les petits stands artisanaux situés à proximité. Au final, nous avons très bien mangé et pour vraiment pas cher (d’un point de vue européen). Nous y sommes bien évidemment retournés par la suite.

Le lendemain, nous nous mettons en route pour le plus grand site religieux au monde (1500mx1300m), Angkor Wat ! Ce temple construit au XII était auparavant hindou avant de devenir bouddhiste au XVI.

L’endroit est gigantesque et abrite plein d’autres temples encore. Il existe d’ailleurs des pass valables pour 3 jours afin d’avoir le temps de tout visiter. Certains louent des vélos pour se deplacer, d’autres recourent à des Tuk-tuks sinon des navettes.

N’ayant un pass que pour la journée, nous ne visitons que les principaux temples dont celui qui a servi au tournage du film Tom Raider. On voit notamment les racines des arbres s’emparer des murs. C’est d’ailleurs un sacré fléau pour les responsables de l’entretien du site et le maintien de la sécurité des visiteurs. La nature y reprend vraiment ses droits.

Inutile de vous dire à quel point Angkor Wat est important pour les cambodgiens et les bouddhistes en général. La forme du temple figure même au centre du drapeau cambodgien. Si le site nous a bel et bien paru unique, nous ne pouvons pas dire qu’il nous a autant plu que d’autres temples visités au Laos comme celui de Wat Phou par exemple. Certes, la structure de ce dernier est beaucoup moins imposante mais le charme de la région est difficile à battre selon nous. Ce n’est que notre avis et notre ressenti. Voici quelques photos d’Angkor Wat qui reste tout de même une merveille !

Un soir, nous nous sommes rendus dans un cirque réputé de la ville, Phare. Ce cirque se distingue des autres car il ne s’agit que d’artistes issus de la pauvreté et qui s’en sont sortis uniquement grâce à l’apprentissage et à l’exercice des métiers du cirque. C’est en quelque sorte une association. Belle initiative.

Le spectacle traitait de l’or blanc du Cambodge, le riz. Il mettait en avant le partage des récoltes et le bon cœur des gens dans des temps plus anciens où le simple fait d’avoir de quoi subvenir à leurs besoins les rendait heureux. Puis, la ruée vers les richesses rendit les hommes méchants les uns envers les autres et le partage fut remplacé par l’égoïsme. Des acrobates, musiciens, artistes peintres ont assuré le spectacle et nous ont offert une agréable soirée.

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