Battambang 🇫🇷

À 164km de Siem Reap se trouve la ville de Battambang. Cette ville en elle-même n’a pas grand chose à offrir aux touristes. Dans les rues principales de la ville, il y a des déchets, sacs poubelles un peu partout. La ville est sale, bruyante, et le trafic assez dense. De toute façon, nous ne sommes pas venus pour la visiter mais pour faire un petit tour de train de bambou ! Hehe ! Une fois notre tour fini, nous irons dans un village à 14km de la ville pour passer la nuit chez l’habitant.

Vroum vroum, c’est une moto tuk-tuk qui nous emmène au train de bambou en passant par des chemins de terre. Tous les véhicules soulèvent beaucoup de poussière dans l’air, et nous comprenons alors pourquoi beaucoup de locaux portent un masque. Nous en improvisons un à l’aide de nos tee-shirts et fermons les yeux pour les protéger également.

Un train de bambou est libre et attend ses prochains touristes. Ça tombe bien, nous sommes là ! Le train de bambou est en fait constitué de 4 roues en acier sur lesquelles repose une structure en bambou. Il n’y a aucune barrière de sécurité. Le conducteur reste assis à l’arrière et les passagers sont assis devant lui.

Nous montons tout devant avec 3 anglaises. Le train se met en route à l’aide d’un petit moteur bruyant et c’est parti ! Nous nous retrouvons vite en pleine nature, traversons des rizières et croisons quelques animaux d’élevage laissés libres. Au fur et à mesure de notre avancée, je m’aperçois qu’un deuxième train de bambou roule dans le sens inverse du notre. Plus il s’approche et plus nous nous demandons avec Carola ce qui va se passer. Je revisionne déjà dans ma tête des films d’action où les acteurs sautent du train en marche. ^^

Nous sommes 6 avec le conducteur tandis qu’en face ils ne sont que 5. Finalement, la règle veut que le train de bambou le moins chargé soit démonté pour laisser l’autre passer. Bien évidemment, l’autre conducteur doit aider le premier à remettre son train sur les rails. C’est une opération qui dure environ 2 minutes. Nous l’avons vécu 4 fois au total. Une fois, nous avons dû même descendre du notre pour qu’il soit démonté. Oui, nous n’étions pas assez nombreux cette fois-ci…

Ce fut un petit tour agréable. Nous avons aimé les paysages naturels, et aussi le vent qui nous a fait oublier que le soleil nous tapait dessus de toutes ses forces. Nous n’avons jamais dépassé les 30-35km/h mais c’était suffisamment pour bien pouvoir tout apprécier.

Nous nous sommes ensuite rendus dans le village Rohal Suong où nous avions prévu de passer la nuit. À notre sortie du véhicule, un enfant de 3 ans est déjà devant la porte avec un ballon à la main pour jouer au foot. Nous prenons tout de même le temps de saluer la famille dans sa totalité et laissons nos affaires dans notre chambre. C’est une très grande pièce dans laquelle sont placés deux matelas au sol. Ces derniers sont couverts par une moustiquaire et un ventilateur a été installé à l’intérieur de chacune d’entre-elle.

Nous jouons un peu avec les enfants de la maison et ceux des voisins qui sont eux-aussi venus nous voir. Une fois qu’ils sont fatigués, nous en profitons pou nous reposer un peu dans les hamacs. Chaque maison au Cambodge a au moins un hamac. Il y en a partout, et même en bord de route, ou à l’extérieur des magasins. C’est le sport national ici ! Nous décidons ensuite de partir nous promener dans les environs. À peine sortis, nous faisons la découverte de la station essence du coin. Pour être honnêtes, nous n’avions pas tout de suite compris. Vu les stocks, il ne faudrait pas qu’une jeep passe faire son plein…

En nous aventurant un peu plus loin, nous nous sommes retrouvés en pleine campagne. Quelques paysans travaillent la terre. Nous ne rencontrons pas plus de 10 personnes pendant cette balade, et prenons quelques clichés de la vue apaisante du moment avant de retourner chez l’habitant.

À notre retour, la famille est déjà en cuisine. Tout se fait dans la cour. Les cambodgiens ne cuisinent que très rarement à l’intérieur. Nous apprenons alors à faire des rouleaux de printemps avec du taro, et les avons fait frire par la suite. Le repas a été complété par une soupe, et du riz avec légumes et viande de bœuf. Bien évidemment, un petit whisky fait maison nous a été proposé comme dessert. Naturellement, nous avons acceptés cette gentille proposition. Il était bien moins fort que celui que nous avions bu au Laos mais un verre nous a amplement suffi.

Nous nous sommes brossés les dents dans la cour avec de l’eau stockée dans des barils (pareil pour la douche), et c’est alors bien repus que nous avons regagné notre chambre.

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