Dernier arrĂŞt au Laos – Don Det 🇫🇷

Encore une fois, nous partons de bon matin car un long voyage nous attend. Don Det est notre dernière destination au Laos. Eh oui, toutes les bonnes choses ont une fin.

Mais avant de nous y rendre, nous avons prévu de faire une escale au temple Wat Phou, un site inscrit au patrimoine de l’Unesco.

Arrivés sur place à 8h, nous sommes les premiers visiteurs de la journée. Le site est entièrement à nous. Nous profitons alors du calme régnant pour essayer les hamacs de bambou mis à la disposition des visiteurs. À notre grande surprise, nous les avons trouvés plutôt confortables. Si confortables qu’au bout de 3 minutes, nous pouvions déjà nous imaginer y passer une bonne partie de la journée. Allez on se lève, on a encore des choses à voir. Une fois notre petit moment de relaxation terminé, une navette électrique nous amena jusqu’au temple.

Nous découvrons alors des paysages magnifiques et un très joli temple dont l’architecture ressemble fortement à Angkor Wat, le plus grand édifice religieux au monde situé à Siem Reap, au Cambodge.

Wat Phou a Ă©tĂ© construit au cours du XII siècle, soit en mĂŞme temps qu’Angkor Wat. Cependant, le roi n’ayant pas suffisamment d’ouvriers Ă  cette Ă©poque lĂ , il dĂ©cida alors d’abandonner le chantier de Wat Phou pour privilĂ©gier celui d’Angkor Wat. Wat Phou n’a donc jamais Ă©tĂ© terminĂ©… On l’appelle le petit Angkor Wat, et on dit mĂŞme qu’il a servi de brouillon pour la rĂ©alisation d’Angkor Wat. L’un comme l’autre ont Ă©tĂ© hindous avant de devenir bouddhistes.

Si on s’aventure au-delà de l’édifice en faisant l’effort de monter quelques escaliers assez raides, on atteint une source d’eau dite sainte. Beaucoup de laotiens, ont la conviction que cette eau peut soigner les maladies mais aussi qu’elle offre une longue vie à celui qui la touche. Après s’en être mis un peu sur nos visages, nous en avons profité pour prendre des photos de la vue.

Malgré nos appareils photos sophistiqués, les clichés que nous avons fait ne montrent pas la vue dans son intégralité, et ne peuvent transmettre le sentiment réel que nous ressentons en la regardant. Mais croyez-nous, lorsque l’on est en face de celle-ci, c’est juste grandiose et majestueux.

Allez on se remet en route pour notre destination finale, Don Det.

Don Det appartient à un archipel fluvial appelé « les 4000 îles » (Si Phan Don) situé tout au sud du Laos. Mais il n’y en a en fait que plusieurs centaines. Pour se rendre à Don Det, il nous faut donc bien évidemment un bateau. C’est avec une longue barque motorisée que nous faisons alors la traversée. Arrivés au port de Don Det, nous sommes directement dans la rue principale du village, et même de l’île, où tous les restaurants, hôtels, et loueurs de vélos sont regroupés. Les voitures sont interdites sur l’île et seules les mobylettes sont tolérées.

N’ayant que l’après-midi devant nous, il nous faut faire un choix concernant les activités. Nous nous décidons finalement pour un tour de vélo, loué à 1€ la journée, de façon à découvrir un maximum de choses sur l’île tout en prenant notre temps et en faisant un peu de sport. Hormis la rue principale, toutes les routes sont en terre. Les vélos n’ayant pas de suspensions, nous avons ressenti chaque bosse et chaque caillou à la perfection.

En nous baladant, nous sommes passés devant une ancienne locomotive hors service. Nous avons croisé des poules, des vaches, des cochons qui parfois nous ont ralentis dans notre élan, le temps que ces derniers veuillent bien faire un peu de place et nous laisser passer.

Une fois arrivés au bout de l’île, nous avons la possibilité de partir avec une des ces longues barques locales à la rencontre des dauphins d’irrawaddy. Nous n’en avons jamais vus, la décision est donc vite prise.

Nous laissons nos vélos près d’un café sans les cadenasser et montons sur la petite embarcation en bois. À l’aller, du côté gauche du Mékong, nous avons le Cambodge et à droite, le Laos. À vue d’œil, je dirais que 400 mètres séparent les deux pays.

Avant de partir, nous avons lu sur un panneau que des frais assez élevés pourraient nous être demandés par les autorités cambodgiennes dans le cas où nous rentrerions sur leur territoire. Nous avons donc bien veillé sur la trajectoire de notre embarcation pour être sûrs de ne pas y être contraints, d’autant plus que cela serait complètement inutile dans le cadre de notre sortie.

Bref, ce n’est pas arrivé et nous sommes descendus de l’embarcation sur une île située entre le Laos et le Cambodge afin de pouvoir observer les dauphins à distance. Avec un peu de patience, nous les avons vus remonter à la surface pour reprendre de l’oxygène, et nous les avons également entendus malgré les 30 mètres nous séparant. Jolie sortie. Nous regrettons cependant de ne pas avoir pu les voir de plus près. Il s’agit d’un espace protégé et les visites sont contraintes au respect de certaines règles pour le bien fait de ces cétacés. Ce qui se comprend tout à fait.

La journĂ©e est vite passĂ©e… Les 20km parcourus en vĂ©lo nous ont paru beaucoup plus Ă©tant donnĂ© l’état des routes et des vĂ©los. C’est d’ailleurs une chance que nous n’ayons pas crevĂ© un pneu.

Après une bonne douche, nous passons notre dernière soirĂ©e au Laos dans un petit resto. La particularitĂ© de ce dernier est que l’on s’assoit sur des bancs assez profonds, ce qui ne permet pas de laisser ses pieds par terre. Ça donne tout de suite une position beaucoup plus dĂ©contractĂ©e Ă  table. Enfin et comme toujours, la nourriture est très bonne. Nous n’avons jamais Ă©tĂ© dĂ©cus Ă  ce niveau lĂ  depuis notre arrivĂ©e dans ce pays.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s