Jour 21 et 22 đŸ‡«đŸ‡· – Tha Khek et Xe Champhone

Pour rejoindre Tha Khek, nous avons voyagé la plus grande partie de la journée.

Tha Khek est une petite ville au bord du MĂ©kong avec un style colonial français assez prĂ©sent. De l’autre cĂŽtĂ© du fleuve on aperçoit la ThaĂŻlande.

Il n’y a pas grand chose Ă  y faire. C’est donc pour cette raison que nous avons fait un peu de shopping. Nous avons notamment achetĂ© un K-way Ă  1€ pour Carola qui couvre tout le corps, (elle a retenu la leçon de la visite de la grotte de Kong Lor) et que nous sommes Ă©galement allĂ©s chez le coiffeur pour moi-mĂȘme.

Nous entrons alors dans un petit salon de coiffure sans ouvrir de porte puisqu’il n’y en a pas. Ici, tout est ouvert. À notre arrivĂ©e, les deux coiffeuses sont allongĂ©es et font une petite sieste en attendant le prochain client. Je me dis que c’est parfait ! Apparemment, elles m’attendaient, ça devrait donc aller vite (je dĂ©teste aller chez le coiffeur). 😂

Nous sommes trĂšs bien accueillis mais nous comprenons rapidement que la communication va ĂȘtre difficile car aucune des deux ne parle anglais. Au-dessus des miroirs sont affichĂ©es des photos d’hommes occidentaux aux diffĂ©rentes coiffures. Ils ne sont pas vraiment bien coiffĂ©s mais il va falloir pourtant faire un choix. Je montre alors du doigt l’une d’entre elles et la jeune femme se met au travail.

Au fur et Ă  mesure de son avancĂ©e sur ma tĂȘte, Carola me fait part de son inquiĂ©tude et se demande si la coiffeuse n’a pas pris en rĂ©fĂ©rence la photo qui est juste en-dessous de celle que je lui ai montrĂ©e. En effet, j’ai une jolie raie, de belles mĂšches Ă  l’avant et ma nouvelle coupe fait penser quelque peu Ă  la jeunesse nazie…Je refais donc le point avec la coiffeuse en rigolant et on est bien d’accord sur la photo choisie.

Au final, le rĂ©sultat n’est pas trop mal hormis le fait que nous n’ayons pas pu nous comprendre sur le dĂ©gradĂ© dans le cou. Au prix d’1,75€, j’aurais du mal Ă  me plaindre…

Kop Chai lalai (merci beaucoup) !

Une nouvelle journĂ©e commence. Nous partons pour Xe Champhone. C’est un tout petit village au beau milieu de la pampa dans lequel nous souhaitons faire une escale avant de continuer notre route pour nous rendre Ă  PaksĂ©.

Nous nous arrĂȘtons sur le chemin pour acheter des bananes. Si certaines bananes sont pour notre propre consommation, la majeure partie d’entre-elles sont pour les singes de la forĂȘt.

À peine descendus du vĂ©hicule, les singes nous repĂšrent et savent dĂ©jĂ  ce qu’il se prĂ©pare. Ils ont l’habitude de voir les locaux et les touristes leur rendre une visite avec ce genre de denrĂ©es.

Nous sommes trĂšs vite encerclĂ©s par une bonne trentaine de singes. Certains sont plus gros que d’autres. Il y a Ă©galement des femelles avec leur nouveau-nĂ©. Bref, c’est toute une tribu qui est lĂ .

Certains mettent la main sur la cuisse pour notifier leur prĂ©sence. Ils ont d’ailleurs des griffes que l’on sent trĂšs aisĂ©ment.

Nous tenons les bananes le plus haut possible pour ne pas nous les faire arracher des mains et les distribuons une par une Ă  chacun. Nous en jetons certaines, et d’autres sont donnĂ©es de main Ă  la main. À un moment d’inattention, je suis prĂšs d’un arbre et mes mains sont toujours tendues vers le ciel avec quelques bananes. Un singe trĂšs malin attendait en haut de l’arbre que je m’approche pour pouvoir m’en dĂ©rober. Une fois que j’ai compris ce qu’il se passait, j’ai tirĂ© les bananes vers moi, mais le coquin avait Ă©galement de la force. Au final, il a rĂ©ussi son coup et est parti avec 3 bananes. SacrĂ© coup !

AprĂšs quelques kilomĂštres, nous nous arrĂȘtons Ă  un temple. Celui-ci est tellement sacrĂ© que nous ne devons pas retirer nos chaussures devant l’entrĂ©e du bĂątiment mais dĂ©jĂ  Ă  l’entrĂ©e mĂȘme de la cour. Carola porte un pantalon mais celui-ci n’est pas considĂ©rĂ© comme Ă©tant suffisamment respectueux. Une femme lui prĂȘte alors autre chose pour se vĂȘtir.

Nous traversons un pont en bois et nourrissons d’énormes poissons vivant dans le lac. Il paraĂźt que cela porte chance alors pourquoi pas…

Depuis le pont, nous apercevons l’unique bibliothĂšque bouddhiste du Laos. Celle-ci est vieille de 200 ans. La bibliothĂšque n’est pas du tout comme vous pourriez l’imaginer. C’est une petite piĂšce sur pilotis dans laquelle se trouvent quelques tapis au sol, 3 placards, et des photos de moines bouddhistes dĂ©cĂ©dĂ©s. Dans les Ă©tagĂšres sont conservĂ©es toutes les histoires de Bouddha rĂ©digĂ©es sur des feuilles de palmier et enveloppĂ©es dans des sacs de coton. Les Ă©crits peuvent ĂȘtre lus uniquement par les moines car cette Ă©criture est exclusivement enseignĂ©e Ă  ces derniers. Mais ce que je ne vous ai pas dit, c’est qu’avant mĂȘme de pouvoir rentrer dans cette bibliothĂšque, nous avons dĂ» faire le tour de cette derniĂšre Ă  trois reprises tout en ayant les paumes de nos mains collĂ©es et placĂ©es devant notre torse comme pour une priĂšre. 🙏

À proximitĂ© de cette bibliothĂšque se trouve un grand bouddha blanc ayant une position synonyme de protection et de bienveillance sur la population. C’est le seul de la rĂ©gion, ce qui en fait un lieu particulier pour les habitants vivant dans les environs.

Enfin, nous arrivons à notre hostel à Xe Champhone. Celui-ci est au bord d’une route de terre. Il n’y a absolument rien dans les environs mais heureusement pour nous l’hostel a un petit restaurant.

Carola dĂ©sire goĂ»ter aux grenouilles. Cependant, le restaurant n’en a pas. On nous dit alors de nous rendre au marchĂ© situĂ© Ă  15 minutes en voiture et d’acheter tout ce que nous dĂ©sirons pour que le cuisinier puisse nous prĂ©parer le plat de notre choix.

Au marchĂ©, il n’y a pas un seul touriste. Nous sommes dans le Laos profond et beaucoup nous regardent comme s’ils croisaient des occidentaux pour la premiĂšre fois. Nous recevons beaucoup de sourires et nous sentons un peu comme les protagonistes du marchĂ©.

Sur cette place, on trouve des poissons nageant dans des cuves d’eau, des grenouilles vivantes attendant d’ĂȘtre achetĂ©es (leurs pĂątes arriĂšres ont Ă©tĂ© cassĂ©es pour ne pas qu’elles puissent s’échapper). Et bien Ă©videmment, il y a une grande variĂ©tĂ© de fruits et lĂ©gumes. Les prix sont les plus bas que nous ayons vu jusqu’Ă  prĂ©sent au Laos. Impeccable.

Les courses sont remises au cuisinier et le repas sera prĂȘt pour 20h.

En attendant, nous décidons de nous rafraßchir avec une biÚre du pays, une Beerlao. Et voici la vue que nous avons.

Le moment de passer Ă  table est arrivĂ©. Tout semble trĂšs appĂ©tissant. Nous goĂ»tons aux grenouilles et nous comprenons que l’on ne nous avait pas menti au sujet du goĂ»t. Ça fait vraiment penser Ă  du poulet mais la viande est plus tendre.

On se mĂ©fiait un peu de cette comparaison car Ă  chaque fois que nous avons demandĂ© Ă  quoi ressemble le goĂ»t du serpent, de la chauve-souris, et de quelques autres animaux encore, la rĂ©ponse Ă©tait toujours la mĂȘme… C’est comme du poulet !

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