Vang Vieng 🇫🇷

Le moment est arrivé pour nous de quitter la superbe ville de Luang Prabang et de nous mettre en route pour Vang Vieng. C’est avec un petit pincement au cœur que nous partons mais notre tentation de voir de nouvelles choses surpassent tout le reste.

Nous faisons alors la connaissance de Maï, notre nouveau chauffeur qui ne parle pas anglais. Il est accompagné par un ami à lui, Phet, qui lui parle anglais en échange. L’ambiance est très bonne pendant le voyage. À un moment, un serpent d’environ 1,5 mètre de long traverse la route à toute vitesse devant nous. Phet nous apprend que dans la culture bouddhiste, ceci est signe de chance et annonce un voyage en toute sécurité. Ceci nous convient parfaitement.

Phet a 33 ans et a Ă©tĂ© un moine bouddhiste pendant près de 10 ans. Aujourd’hui, il ne l’est plus et est mariĂ©. Il a cependant la possibilitĂ© de le redevenir encore deux fois dans sa vie Ă  la condition de se sĂ©parer de sa femme…

Sur la route, nous amenons la conversation aux habitudes alimentaires des laotiens. Phet et Maï nous confient qu’ils mangent des serpents, chiens, grenouilles, insectes et chauves-souris. Concernant les chiens, Phet ajoute qu’une seule race est consommée et que cette dernière ne fait pas partie des animaux domestiques des laotiens. Carola évoque alors son désir de goûter aux insectes et grenouilles. Elle est bien la seule. Nous nous sommes alors arrêtés à un marché au bord de la route, et Phet acheta un sac plein d’insectes grillés. Il les mangea comme des snacks. En Europe, on aurait plus tendance à manger des chips. Et bien au Laos ce n’est pas forcément le cas. Carola en a donc mangé également et a trouvé ça même bon. J’ai une vidéo à l’appui.

Arrivés à Vang Vieng, cela nous fait un grand changement comparé à Luang Prabang. La ville n’a aucun charme. Routes et trottoirs sont à moitié faits, la ville est sale, et le seul endroit où il apparaît y avoir de la vie est cette grande rue dans laquelle nous allons passer la nuit.

Phet nous donne alors rendez-vous à 19h pour aller boire un verre ensemble. Il nous dit que dans le bar où il va nous emmener, l’alcool est gratuit entre 19h et 20h. Ah bon!? Mais comment font-ils du profit ? En jouant sur la lancée des gens pour continuer à boire pour les heures suivantes.

Une fois au bar, Phet salue quelques personnes. Plein de verres sont remplis de Whisky avec soit du jus d’ananas, du cola, ou encore sprite. Si nous connaissions déjà le whisky cola, ce n’était pas le cas du whisky ananas et whisky sprite. Nous avons donc bien évidement tout essayé. À ma grande surprise, tous les mélanges m’ont plu avec peut être une petite préférence pour le whisky ananas, et pour Carola de même. Vous pourrez essayer chez vous également, c’est bon.

Tic tac tic tac, il est 20h ! Il est temps de bouger. Un autre bar offre de l’alcool gratuitement de 20h à 21h. Nous y allons, buvons quelques verres. À notre table, un finlandais, deux italiens, Phet et nous-mêmes. Nous échangeons sur nos expériences, les particularités du Laos et regagnons tranquillement nos chambres respectives.

Le soleil se lève, il nous faut louer un scooter pour découvrir la région car Vang Vieng en elle-même n’a pas grand chose à offrir. Nous trouvons un loueur près de notre hostel pour 5$ la journée. Aucun permis de conduire ne nous est demandé. On obtient un 125cm3. Parfait. Il manque juste l’essence mais ça peut s’arranger, et au Laos passer à la pompe n’est pas une punition.

Au programme, nous voulons nous rendre à un point de vue ainsi qu’à des lagons bleus.

En route ! À 1km de notre hostel, nous devons déjà traverser un pont et une taxe de 1€ par personne pour l’aller-retour nous est demandée. Un pont comme celui-ci, nous n’en avions pas encore vu. Le sol est en bois, deux étroits couloirs légèrement surélevés ont été placés pour les véhicules à 4 roues. Il faut donc bien viser. Pour les scooters, le choix est libre. Soit on reste au milieu et ça secoue, soit on tente de rester sur l’un de ces couloirs et alors il faut bien suivre la trajectoire. Vous l’avez compris, nous avons encore une fois tout essayé.

Après plusieurs dĂ©tours, nous arrivons enfin au point de vue que nous souhaitions. Seul hic, il ne suffit pas d’y aller avec le scooter mais il faut monter Ă  pieds un peu moins de 700 mètres. Oh, la distance n’est pas très grande, on y va. Nous payons un droit de passage d’1€ par personne et nous aventurons vers un chemin Ă©troit, assez boueux et avec de nombreuses pierres. On se retrouve dans la jungle très vite et les sneakers que nous avons ne sont pas du tout appropriĂ©es. La montĂ©e est sèche et nous le ressentons très vite. Nous faisons plusieurs pauses et malgrĂ© cela nous ne rencontrons pas une seule personne. Ce n’est peut-ĂŞtre pas un hasard… L’envie de rebrousser chemin est lĂ  mais l’envie d’atteindre le sommet est plus forte. Toutes les randonnĂ©es que nous avons pu faire n’ont jamais autant tirĂ© sur notre Ă©nergie. Cela a Ă©tĂ© Ă©puisant, et une pause trop longue est vite sanctionnĂ©e par les moustiques. Une fois arrivĂ©s lĂ  haut, nous comprenons vite que la rĂ©compense en valait la peine. Quelques clichĂ©s, une bonne pause et c’est reparti pour le chemin inverse qui a Ă©tĂ© tout aussi compliquĂ©.

Nous partons ensuite pour les lagons bleus. Nous payons un droit d’entrée d1€ par personne et nous retrouvons avec plein de touristes chinois faisant des plongeons, tandis que d’autres sont à table. Les lagons ne sont pas réellement impressionnants mais le nom était bien vendeur. La pluie se met à tomber et nous nous mettons à l’abri le temps que cela se calme. Nous n’avons donc plus besoin de nous baigner pour nous rafraîchir et attendons sagement avant de pouvoir enfin repartir. De toute façon, nous n’étions pas réellement partant.

Nous décidons alors de mettre le cap sur l’hostel, mais la pluie refait son apparition et il n’est pas possible d’ouvrir les yeux tout en conduisant le scooter. Je me rappelle alors de mes lunettes de plongée qui sont dans le sac et les mets pour pouvoir continuer à avancer. Sacré style ! Les locaux préfèrent eux conduire avec un parapluie à la main gauche et tenir le guidon de la main droite. Chacun son truc.

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