Luang Prabang 1🇫🇷 À la ferme

Luang Prabang est sans aucun doute notre « coup de cœur » au Laos. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous y sommes restés presque une semaine et croyez-nous, aucun jour n’a été de trop. Les laotiens sont tous les uns plus gentils que les autres. Il n’y a ici aucune forme d’agressivité. C’est le lieu le plus paisible que nous ayons vu jusqu’ici.

1) L’exploitation de riz

Un laotien mange en moyenne 20kg de riz par MOIS !

Il est vrai que nous sommes de grands consommateurs de riz (plutôt occasionnels à côté des laotiens), mais aucun de nous deux ne sait comment se cultive t-il, ni quel travail cela représente t-il. Pour y remédier, nous avons donc pensé qu’il serait bien de commencer notre séjour par là, et profiter de la présence d’une ferme qui explique les différentes étapes de la production de riz aux touristes les plus curieux, tout comme nous.

14 étapes sont nécessaires à la production de riz. Je ne vais certainement pas toutes vous les détailler ici, ce serait bien trop long. Mais je vais tout de même vous en présenter certaines de façon à ce que vous puissiez avoir une image un peu plus précise de notre dure journée de labeur 😁.

Tout d’abord, il faut sélectionner les bonnes graines des mauvaises. Pour ce faire, on les trempe dans de l’eau salée. Celles qui coulent sont les graines à planter, tandis que celles qui restent à la surface sont données aux animaux.

Ensuite, et c’est là que ça se complique, il faut retourner la boue à l’aide d’un buffle. J’ai donc fait connaissance avec Susi, l’un des buffles de la ferme, et nous nous sommes mis au travail. Au son de « ouille ouille », Susi avance et au son de « yoyo », elle s’arrête. Mes pieds sont complètement enfouis dans la boue, elle m’arrive même jusqu’aux genoux à certains endroits. En cours de route, Susi nous fait un petit numéro 2 pour ne pas oublier qu’à la ferme tout est organique. C’est une fois que le terrain boueux est bien mélangé que l’on plante nos graines.

Au bout de quelques semaines, on obtient des pousses de 10-15 centimètres qui sont alors déplantées et replantées dans un terrain moins humide. On retire les quelques mauvaises herbes qui auraient pu s’inviter. Enfin, on laisse pousser 2-3 mois, et le riz est prêt à être cultivé.

À la fin de cette période on a des tiges dorées et assez sèches d’environ 60cm de haut. Nous les prenons en paquet et les tapons violemment contre un morceau de bois. Les graines tombent. À l’aide d’un gros éventail, on éloigne les feuilles des grains de riz. Ça fatigue un peu les bras. Pas étonnant qu’ils soient tous musclés et minces.

On passe ensuite à une autre machine qui écrase ces mêmes grains de riz de façon à leur donner une plus petite taille. On les met ensuite dans une assiette que l’on remue de façon à se débarrasser des plus petits grains qui sont eux très légers.

Nous avons également appris qu’en laissant le riz tremper dans de l’eau pendant 3 heures, on obtient un liquide pouvant être utilisé comme crème solaire. Ne me demandez pas si cela marche réellement, ni le niveau de protection, je n’ai pas essayé. On peut s’en servir également comme shampooing ! Là non plus je ne peux pas vous en dire plus, mais si certains d’entre vous souhaitent essayer, je serais très intéressé de lire vos retours d’expérience. ^^

Enfin, nous avons également utilisé une autre machine servant à faire de la farine de riz. Cette dernière est nécessaire à la production de pâtes ! Allez, au boulot.

Pour clôturer cet atelier riz, nous avons été invités à déguster différents produits faits à base de riz. Délicieux. Je vous laisse les savourer avec vos yeux.

2 autres ateliers auxquels nous avons eu accès et qui méritent d’être mentionnés sont le pressoir à bambou et la fabrication d’articles à base de bambou.

Saviez-vous qu’il est possible de boire du jus de bambou ? Beurk ! C’est la première pensée qui m’ait traversé l’esprit. Peut-être qu’à vous aussi en lisant cet article. Pendant qu’une personne dépose des bambous entre deux colonnes pivotant sur elles-mêmes, deux autres poussent une barre en faisant des ronds. C’est comme ça que l’on obtient le jus.

L’heure de la dégustation est arrivée. Par chance, les verres sont remplis mais petits. On se lance et la surprise est énorme ! Non seulement c’est très sucré mais c’est aussi délicieux. Nous avons donc naturellement re-rempli nos verres deux, trois fois.

Concernant l’atelier de fabrication des objets en bambou, inutile de vous dire qu’une certaine expérience est requise pour faire des chapeaux, oiseaux et autres objets volumineux. Nous nous sommes donc contentés de faire une petite fleur que nous vous présentons fièrement 😂.

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